Ortygie
Je vous emmène en promenade sur l'ile d'Ortygie (l'ancienne Archia) la nuit voir la Source Aréthuse les fontaines et les places

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 La Source Aréthuse "Souffle auguste d’Alphée fleur de l’illustre Syracuse, Orthygie". (Pindare) C’est ainsi que le poète célèbre le mythe d’Aréthuse, nymphe d’Artémis, fille de Nérée et de Doris, figure mythologique liée par la légende aux origines de Syracuse : "Un jour Aréthuse pour se rafraîchir après la chasse, se baigna dans le fleuve Alphée qui, épris d’amour pour la nymphe vénuste, sous l’apparence d’un homme commença de la poursuivre. Artémis, venue en son aide , transforma Aréthuse en source, en la faisant rentrer sous terre et puis remonter à la surface dans l’île d’Ortygie". La tête d’Aréthuse entourée de dauphins frétillants est un motif qui revient dans les relief des monnaies de l’Hôtel de la Monnaie de Syracuse. Sur la photo ci-contre, tétradrachme en argent avec la signature du graveur Kimon et l’effigie de la Méduse. La légende fait ressortir le lien éthnique et religieux entre Syracuse et la Mère Patrie corinthienne. Le site a été la suggestive source d’inspiration de beaucoup de voyageurs et de lettrés, dès le temps les plus anciens.

Même Virgile, le grand auteur littéraire et poète latin de Andes près de Mantoue (70 – 19 av. J.-C.), rappelle la source par ce vers :

"En face de Plemmyre assailli par les mers,

Une île est élevée au sien des flots amers :

Orthygie est le nom qu’elle eut aux premiers âges ;

Ce nom lui reste encor. C’est sur ces beaux rivages ;

Qu’Alphée, amant fidèle et voyageur heureux,

Suivant secrètement son penchant amoureux,

Et quittant sans regret l’Élide sa patrie,

Se glissait sous les mers vers sa nimphe chérie".

 (Virgile, ib., livre III-1095).

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